Julien Moulin, le circuit court : une solution incontournable pour la réussite de notre transition écologique

Julien Moulin, Président de La Française de l’Energie, s’exprime sur la mise en place et la valorisation de circuits courts de production d’énergie tant au niveau local que national.


Producteur majeur de gaz en France et depuis sa création en 2009 en Lorraine, La Française de l’Energie (LFDE) s’efforce de répondre aux besoins industriels de proximité en proposant une énergie attractive en circuit court dans le respect écologique.  Pour son Président, « la nécessité d’assurer et de réussir une transition écologique fait heureusement largement consensus désormais. »

L'Accord de Paris ratifié par près de 190 pays a pour objectif de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels en parvenant au plafonnement mondial des émissions de gaz à effet de serre dans les meilleurs délais. Julien Moulin souligne, « chaque citoyen, chaque entreprise, chaque élu, chaque décideur politique, se doit donc d’être engagé dans cet effort collectif ».

Pour réussir cette transition écologique, le message du Président de LFDE est le suivant : « nous ne devons pas nous réfugier derrière des postures dogmatiques mais puiser parmi les nombreux atouts et forces spécifiques de chacun de nos territoires ».

« A La Française de l’Energie, nous croyons fermement à la mise en place de circuits courts de production d’énergie et de sa valorisation. Depuis plus de 10 ans, LFDE met en place des solutions locales, spécifiquement adaptées aux besoins et atouts des territoires sur lesquels le Groupe s’implante. »

Dans les Hauts-de-France, LFDE est ainsi devenu le principal contributeur à l’effort de réduction de l’empreinte carbone de la région en captant un gaz fatal, le gaz de mine qui continue de s’échapper des anciennes galeries minières, et en le valorisant sous forme de gaz, d’électricité et de chaleur vertes à destination des consommateurs locaux. Le captage de ce gaz afin d’empêcher son rejet à l’atmosphère permet d’éviter aujourd’hui 602 000 tonnes d’émissions de CO2eq par an.

Une nouvelle énergie locale compétitive

En Moselle, LFDE développe différentes solutions innovantes en s’adaptant aux contraintes et aux avantages de l’ancien bassin minier.

Julien Moulin nous explique. « A Creutzwald, LFDE a construit en 2020, en partenariat avec Énes, la régie municipale, la plus grande centrale solaire thermique de France avec injection de la chaleur produite dans un réseau de chaleur urbain. La centrale alimentera en chaleur les quartiers résidentiels de la commune ainsi que de nombreuses infrastructures publiques et entreprises permettant ainsi de multiplier par six le taux d’énergies renouvelables du réseau de chaleur de cette municipalité, tout en revalorisant un ancien terrain désaffecté du carreau de la mine.

 A Tritteling-Redlach sur une ancienne décharge du District Urbain de Faulquemont (DUF), LFDE va installer une centrale photovoltaïque au sol, d’une puissance de 15 MW, qui produira 16 GWh par an et permettra d’alimenter d’ici 2 ans, en circuits courts, l’équivalent de la consommation électrique de plus de 7 000 personnes, soit près de 30 % de la population du DUF. »

LFDE continue en parallèle d’avancer sur le développement de la récupération du gaz dans les charbons mosellans afin de fournir une nouvelle énergie locale écologiquement et économiquement compétitive. Ce gaz récupéré proprement dans les charbons mosellans sera utilisé pour remplacer le gaz consommé en France qui est presqu’entièrement importé de sources lointaines et/ou pour développer de nouveaux usages comme de la production d’hydrogène bleu permise grâce au stockage du CO2 dans les charbons ou cavités salines de notre territoire.

Le Président de LFDE précise : « il n’y a malheureusement pas une énergie magique pour gérer le défi du réchauffement climatique. C’est en partant des besoins des territoires, en combinant sobriété énergétique et mise en place de solutions en circuits courts que nous parviendrons à réussir notre transition écologique, localement, et ainsi gagner ce grand défi qu’est le réchauffement climatique ».

« À nous tous donc de poursuivre ce mouvement pour faire de la Moselle une des championnes françaises de l’énergie et de l’industrie à faible empreinte carbone. »